Toshy Xapiema Directrice

Nombre de messages: 768 Age: 16 Race: Elementaliste Age du perso: 24 ans Date d'inscription: 13/06/2005
 | Sujet: Histoire de l'école Mer 13 Juil - 21:43 | |
| Il pleuvait si violement ce jour là que le ciel semblait déverser tout le chagrin du monde sur l’immense forêt japonaise. Les rues étaient trempées, et l’eau qui s’écoulait des feuillages retombait sur le sol boueux, entraînant les aiguilles et les insectes dans une course folle à travers les pins. Seules les fortifications de la ville étaient visibles, et cisaillaient les embruns sur des dizaines de kilomètres dans les hauteurs de la Montagne. Malean Asriel, la ville maudite…Une légende circule selon laquelle une épidémie se serait jadis abattue sur les habitants de la région la plus reculée du pays. La rivière où ils puisaient leurs ressources en eau et en poisson avait, dit-on, été contaminée, rendant la plupart d’entre eux malades. On raconte que, poussés par la folie, ils avaient invoqué le Diable pour obtenir la richesse et le secret de la vie éternelle. Certains prétendent avoir vu la lueur de leurs âmes perverties qui erraient sempiternellement dans les sommets brumeux de la Montagne. Quelques paysans ne furent pas touchés, mais, rejetés, ils durent eux aussi s’exiler dans la sombre forêt. A partir de ce point, l’histoire se fait plus floue, comme un mauvais souvenir que l’on cherche à effacer en le taisant. Des jeunes esprits avides d’aventure s’étaient par la suite risqués à gravir la Montagne pour atteindre la ville baptisée Malean Asriel, mais nul ne les revit jamais. Les hurlements gutturaux de créatures croisées en chemin en avaient dissuadé plusieurs de continuer jusqu’à la forteresse. Peut-être ceux-là en étaient revenus vivants, mais cette expérience effrayante leur avait également imposé le silence.
Cependant, les exilés sont les seuls à connaître la vérité sur ce sombre événement. Tous savent qu’il n’y a jamais eu de l’épidémie que la rumeur. Toute cette mascarade avait débuté près de la rivière…
Japon, 13 Juin
C’était une matinée fraîche, mais la petite Lyssa ne tremblait pas. Pourtant, l’eau glacée cinglait ses jambes frêles et lui mordillait la peau. Il y avait si longtemps qu’elle s’était résignée à cette besogne qu’elle ne sentait plus le froid, comme elle ne sentait plus ses propres mains. Le soleil se levait à peine, mais elle l’attendait depuis de longues heures déjà. Pêcher la nuit rapportait plus, mais, hélas pour elle, c’était également dans des conditions épuisantes. Heureusement, son panier était bien garni et elle semblait satisfaite. Sans ce travail - bien que pénible - sa famille n’aurait jamais de quoi se nourrir durant les mois difficiles. Elle longea le bord de la rivière sur une trentaine de mètres, son épuisette à la main, puis revint à son panier y déposer une dernière anguille. - Ah ! Tant il était lourd, elle dut attraper le panier à deux mains, coinçant l’épuisette sous son épaule avant de reprendre la route. Elle s’apprêtait à s’engager dans un étroit sentier quand des grognements sourds l’arrêtèrent dans son élan. Ce pourrait-il… ? Son père lui avait maintes fois répété de ne pas couper par la forêt, elle comprenait à présent pourquoi. Deux yeux ambrés la guettaient à travers les branchages, des yeux froids et cruels qui réclamaient leur proie. Cette fois, rien n’empêcha un frisson d’horreur de parcourir tout le corps de la fillette quand elle sentit le souffle chaud du Loup se rapprocher d’elle. L’animal était énorme face à la frêle enfant. Ses poils étaient dressés sur son échine, et sa bouche s’entrouvrait légèrement pour découvrir les crocs puissants, parfaitement alignés. L’arme la plus redoutable que renfermait la forêt. Mais Lyssa ne prit pas le temps d’admirer d’avantage la fourrure sombre ni la mâchoire du Loup. Elle savait que courir était inutile face à ce prédateur, habitué au terrain. Il ne restait que la ruse, et la malheureuse, pourtant très effrayée, y songeait déjà. Tout en gardant ces distances avec la bête, elle tentait de rejoindre à petits pas la rivière, espérant y semer l’animal. Mais ce dernier ne lui en laissa pas l’occasion, et d’un bond, il fut sur elle, la projetant violemment au sol. Elle entendit ses grognements rauques, sentait presque les crocs se refermer sur sa chair, et, captivée par ses pupilles empli de haine, elle flaira l’odeur de la mort. Le cri fut si strident qu’une onde se propagea dans l’eau, soulevant une vague qui vint frapper la côte. Tout alla très vite, et dans le vacarme assourdissant, les yeux rougis par l’eau trop proche, Lyssa ne parvint à saisir que quelques mouvements furtifs dans le chaos ambiant. La Chose surgit de la rivière et fondit sur le Loup. Quand leurs regards se croisèrent, l’air parut se déchirer d’éclairs meurtriers. Le heurt dura moins d’une seconde, et l’instant suivant, le Loup gisait, inanimé. De l’air… de l’air, où diable se trouvait la surface de l’eau ? Lyssa tentait désespérément de sortir sa tête de la rivière, mais un fort courant l’entraînait vers les abîmes. Elle ignorait quelle puissance avait pu la propulser si loin, et l’angoisse la faisait suffoquer d’avantage. L’enfant se débattait contre la matière pour se maintenir en hauteur, mais ses efforts ne servaient qu’à l’épuiser d’avantage. Au moment où elle allait abandonner, elle ressentit un contact froid contre sa jambe, immédiatement suivit par une intense brûlure. La douleur était si forte que la fillette ne fut plus capable, pendant quelques secondes, de bouger le moindre de ses membres. La rivière était impitoyable et Lyssa aperçut les rayons flous du soleil qui se dissipaient au dessus d’elle. Elle manquait d’air et elle n’avait plus la force de nager jusqu’à la surface. L’eau s’engouffra dans sa bouche et ses narines. La couleur de ses yeux varia et prit une teinte bleu clair. Ses jambes endoloris s’unirent et leurs mouvements devinrent synchronisés. Elles s’enveloppèrent d’écailles argentées, telle une armure naturelle contre les éléments. Ses poumons ne la faisaient plus souffrir et elle eut une étrange sensation de bien être. Elle voyait parfaitement clair malgré l’obscurité de l’eau, et une imposante silhouette allongée se dessina bientôt face à elle. Son corps s’apparentait à celui d’une immense anguille, mais de grandes rainures rouges le parcouraient. De longs filaments dansaient autour de lui, et une lueur blanche s’en échappait. Lyssa devina qu’elles produisaient de l’électricité. La tête était celle d’un dragon. La nuque était couverte d’épines, et dans la gueule entrouverte s’alignaient deux rangées de dents fines et tranchantes. Le Léviathan observait l’enfant de ses yeux blancs, et Lyssa suivait le tueur du Loup à travers ses iris bleus. Puis, presque d’un accord commun, chacun s’élança sur l’autre. Lyssa fut étonnée de voir avec quelle facilité elle se déplaçait dans l’eau à présent qu’une queue de sirène avait remplacé ses jambes. Le Léviathan, avec une rapidité déconcertante, rejoignit l’enfant en premier. Ses épines s’illuminèrent d’une couleur bleutée presque irréelle, et une tension palpable émana de son aura. Des milliers d’éclairs à la surface de ses écailles indiquèrent qu’il se préparait à attaquer. Mais Lyssa elle aussi sentait quelque chose de nouveau en elle. L’eau ne l’étouffait plus et elle sentait au contraire qu’elle pouvait l’utiliser comme une force, une barrière contre la créature monstrueuse. Un flash aveuglant obligea l’enfant à fermer ses paupières, mais elle savait ce qu’elle avait à faire. L’eau s’écarta de son corps en même temps qu’elle séparait ses deux mains l’une de l’autre. L’onde électrique se propagea si vite que Lyssa ressentit sa morsure avant d’avoir le temps d’achever son geste. Mais, plus déterminée que jamais, elle parvint malgré la douleur à tendre ses bras qui séparaient l’eau en deux parties distinctes. Elle se trouvait dans celle qui bordait la côte, tandis que la créature tournoyait plus loin, dans les profondeurs de la rivière. Cette rupture dans la matière avait dissipé l’énergie dans l’air juste à temps pour que la fillette puisse s’en sortir, mais elle comprenait pourquoi le Loup avait si vite péri. La rapidité du Léviathan pour se déplacer et pour envoyer des décharges électriques était surprenante. Cependant, c’était également là sa faiblesse. Il ne pouvait pas sortir de l’eau et son seul pouvoir résidait dans les longs filaments blancs parcourus de l’électricité qu’il maîtrisait. Lyssa quant à elle avait plusieurs cordes à son arc, et elle se découvrait à mesure que le combat avançait de nouvelles capacités dont elle ignorait l’origine. Les regards des deux ennemis se croisèrent. Lyssa suivait à distance les mouvements du Léviathan en nageant, tandis que se créait autour de la créature un maelström grandissant. Les courants circulaires l’entraînaient vers le centre du tourbillon où l’eau était absente, et le Léviathan luttait contre l’élément déchaîné que la sirène avait retourné contre lui.
- Elle l’a tué ! C’est un monstre, elle avait des écailles comme les serpents des plaines ! Je l’ai vu se transformer ! Il faut la tuer aussi ou elle nous tuera tous ! Le paysan courrait à travers le village en maudissant la jeune fille qui se tenait au milieu de la place, trempée, exténuée, mais vivante. Des têtes curieuses sortirent du cadran des portes, et tout le village entoura bientôt Lyssa, qui demeurait immobile sans comprendre la situation. Le paysan revint et prononça un mot qui fit frémir l’assemblée. La jeune fille releva la tête ; le sang bouillait à ses tempes. Elle n’était pas une meurtrière ! Sa vie dépendait du combat, elle devait se battre pour la garder sauve ! Peut être même avait elle empêché d’autres villageois de se faire attaquer. Mais elle n’eut pas le temps de protester que déjà une clameur s’élevait. A l’unisson, la plupart des villageois scandaient à présent : - A mort la sorcière ! A mort la sorcière ! Attiré par les clameurs, le Chef surgit dans la foule et ordonna le silence. Petit à petit, les voix se turent. Il regarda tristement Lyssa, sa petite-fille, avant de prendre la parole : - C’est une enfant que vous voulez assassiner. La foule baissa les yeux, silencieuse. Finalement, le paysan osa crier. - C’est un monstre ! Nouveau silence. - Pourquoi la blasphèmes-tu ainsi ? - Il y avait quelque chose qui l’a fait tomber dans la rivière, et elle n’est pas remontée. Il y avait beaucoup d’agitation sous l’eau, alors je suis resté voir ce qu’il se passait. La mer s’est déchirée et je l’ai vu dans l’eau, sa peau était couverte écailles et elle se battait contre un animal marin ! Je suis parti pour avertir le village mais je me suis perdu, et lorsque j’ai retrouvé ma route, elle se tenait là, sur la Grande Place. Elle aurait dû se noyer, elle aurait dû être tuée, pourtant elle est là, debout, encore ruisselante de son crime ! Une rumeur s’éleva, que le Chef fit taire immédiatement. - Tu as mal vu. Tu as dis toi-même que tu t’étais perdu en voulant regagner le village. Pourtant, tu connais bien le chemin. Regarde Lyssa, sa peau est lisse et jeune, et elle n’a pas le regard d’une tueuse. La peur t’a joué un mauvais tour, Soan. Le paysan devint rouge de colère, et il bafouilla quelques mots sur son courage et la grande bravoure dont il avait fait preuve jusque là. Un vieillard prit sa place et répondit : - Tu prétends que Soan est lâche pour défendre ta petite fille, mais il faut te rendre à l’évidence, il dit la vérité. Elle aurait du mourir, comment expliques-tu sa présence ici ? - Suggères-tu son exécution parce qu’elle a eu la chance de revenir en vie ? - Je sais qu’il existe des hommes possédant des… pouvoirs malveillants. Ne me dîtes pas que je suis vieux et fou, je suis sûre de ce que j’avance. Peut-être es tu toi-même l’un des leurs, sinon, tu comprendrais que Lyssa est une sorcière, et qu’elle n’apportera que le malheur et le chaos avec ses maudits pouvoirs. Je suggère de la tuer et de tuer tous ceux qui sont comme elle l’incarnation du Diable ! Certains villageois s’indignèrent, mais la plupart approuvèrent la parole de l’ancien. Deux groupes se formèrent, et des regards méfiants et méprisants s’échangeaient entre eux. D’abord, le Chef ne dit rien. Calmement, il posa sa main sur l’épaule de Lyssa et la conduisit vers le plus petit groupe. Les femmes l’accueillirent parmi elles, puis le groupe acquiesça, résigné. Le Chef put prononcer ces mots avant de se défaire de ses fonctions : - Inutile de faire couler le sang, nous quittons le village. - Tu es des leurs alors ? Traître à ton sang ! - Où vas-tu te cacher ? - Peu importe, nous vous retrouverons ! - Tu fuis mais ce n’est pas terminé ! A mort les sorciers ! Le refrain fut reprit par plus de la moitié du village, tandis que l’autre groupe s’exilait en direction de la Montagne.Deux silhouettes encapuchonnées marchaient d’un pas rapide en direction de l’académie. L’imposante bâtisse n’était accessible que par un petit sentier tracé dans la forêt, connu uniquement par ceux qui y vivaient. L’une des deux silhouettes était la nouveau directeur de la Magic Academy, le premier à succéder à Lyssa, qui en était la fondatrice. L’autre était une jeune femme, qui avait été contactée pour occuper ce poste tant convoité. Les deux nouveaux directeurs s’arrêtèrent devant l’immense porte de bois, puis pénétrèrent dans la bâtisse. Une nouvelle page venait de se tourner dans l’histoire de l’Académie.
Ce RPG est moderne. Il se déroule en 2009. Merci à Lyssa Haker pour la correction de l'histoire. |
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Toshy Xapiema Directrice

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 | Sujet: Re: Histoire de l'école Sam 11 Juil - 12:20 | |
| Quelques explications :Il faut bien comprendre que les villageois humains sont jaloux et haïssent les sorciers car ils envient leurs pouvoirs. C'est cette rancoeur et l'attrait de la puissance qui poussera les homme à modifier leurs gènes pour transformer leur corps et leur capacité. Jimmy Hell est le leader de ce groupe, nomme le Clan Styx. Les créatures modifiées - car ce ne sont plus des hommes, ont été baptisé les Métas. Le problème, c'est que ces expériences sont dangereuses, et le Clan a besoin de cobbayes pour assurer sa relative sécurité. Et c'est souvent parmi les humains réfractaires à ces pratiques ou encore les sorciers qu'ils choisissent leurs futures proies. Les Métas ne sont pas tous volontaires pour être testés, mais hélas, la modification de leur métabolisme est irréversible. Une véritable guerre oppose les Sorciers contre les Humains désireux de se venger et qui accompagnent les Métas. Et au milieu de se conflit, les villageois qui ne prennent pas parti tentent de subsister, exclu malgré eux de la société et forcés de vivre cachés entre ces deux puissances terrifiantes. |
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